Le mois de mars nous fait continuer notre Carême, quarante jours que l’Église nous offre comme un chemin de conversion et de liberté.
La prière. Le Carême est d’abord un appel à revenir à Dieu, à Sa Parole, pour la méditer chaque jour, même quelques minutes, en reprenant l’évangile du jour. Dans ce monde saturé de bruit et d’agitation, osons nous tenir simplement devant le Seigneur dans le silence. La prière est d’abord une
Présence.
N’oublions pas non plus la grâce du sacrement de réconciliation : se confesser avant Pâques pour ouvrir la porte à la miséricorde de Dieu, se laisser relever et renouveler. Le pèlerinage de doyenné du 21 mars à Rochefort-en-Terre sera l’occasion de vivre cette démarche ensemble. Comme l’an dernier à Sainte-Anne-d’Auray, nous avons expérimenté combien ces temps forts sont des grâces. Marcher, prier, célébrer avec nos frères et sœurs des autres paroisses du doyenné, prier pour la paix, en présence de notre évêque, sous le regard de Marie. Participons à ce pèlerinage, le Seigneur nous attend.
Le jeûne. C’est un acte de liberté. Jeûner, c’est apprendre à dire « non » à ce qui nous encombre, nous disperse et nous attache inutilement. Nous élargissons notre cœur, pour redécouvrir que Dieu seul comble notre faim la plus profonde. De quoi le Seigneur m’invite-t-il à me détacher cette année ?
L’aumône. Dans un monde où nous manquons de temps, donnons du temps gratuitement : une visite, une écoute, un service, une présence, l’aumône est un acte d’amour concret, qui nous fait sortir de nous-mêmes et qui nous rend attentifs aux autres.
À Pâques, nous vivrons un temps de grâce avec le baptême de nos catéchumènes, qui sont une lumière pour toute notre communauté.
Puisse ce mois de mars être pour chacun un chemin de retour à l’essentiel, par la prière, le jeûne et l’aumône, pour que Pâques soit vraiment, pour nous, un passage de l’esclavage à la liberté, et une joie renouvelée en Dieu.
Bon et saint Carême à tous !
Père Xavier Laporte-Weywada
